Eugène Printz

Eugène Printz entendait prévoir jusque dans leurs moindres détails les aménagements intérieurs qu’il organisait avec une fastueuse imagination.

Eugène Printz n’était pas seulement un parfait technicien du meuble, il en avait le culte et très tôt il se familiarisa, par de constantes visites dans les musées, avec les chefs-d’œuvre anciens qui déterminèrent sa vocation. Pour lui le meuble était un objet de luxe digne des plus beaux matériaux, des plus savants raffinements. Il le voulait en même temps bon serviteur de l’usager et se plut à inventer toutes sortes de combinaisons ingénieuses, inattendues et pratiques.

S’il usa des bois exotiques les plus rares, et aussi du palmier, rehaussés de bronze doré, patiné, incrustés de précieux émaux, de grands panneaux d’argent, de cuivre délicatement travaillés par Jean Dunand ou entièrement recouverts de laques de Chine par ce même artiste, fidèle à une tradition de belle ébénisterie inlassablement expérimentée, tous ses meubles étaient intérieurement gainés de sycomore, soyeux et lisse, comme un satin.

Printz recherchait particulièrement les volumes élégants, parfois chantournés, de meubles qu’il aimait à présenter sur un piétement de métal aux savantes volutes. Les sièges, les vitrines, les petits meubles furent pour lui objets de constant intérêt. Et si toutes ses œuvres étaient exécutées dans son atelier par des artisans spécialisés, il établissait toujours lui-même, à grandeur, avec tous les éléments décoratifs, la première maquette.

Il concevait d’ailleurs l’ordonnance architecturale destinée à recevoir ses meubles et dessinait aussi bien les cartons de précieux tapis ciselés. Passionné pour son métier, Eugène Printz entendait prévoir jusque dans leurs moindres détails les aménagements intérieurs qu’il organisait avec une fastueuse imagination.

Eugène Printz, né à Paris le 1er juin 1889. C’est dans l’atelier de son père, Faubourg Saint-Antoine, qu’il apprit en exécutant des copies de meubles anciens, tous les secrets du métier. A partir de 1920, il commença des recherches d’ordre moderne. A l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925, se situent les premiers débuts de son œuvre personnelle. A partir de 1926, il expose aux Salons des Artistes Décorateurs, d’Automne et des Tuileries ; en 1931, à l’Exposition Coloniale, il présente le bureau du Maréchal Lyautey ; à l’exposition de 37 il participe au Pavillon des Artistes Décorateurs et organise l’éclairage au Pavillon de la Lumière. Printz, a reçu de nombreuses commandes du Mobilier National et de la Ville de Paris, a des meubles dans les musées d’Art Moderne et des Arts Décoratifs. Il a réalisé d’importants ensembles mobiliers pour l’Amérique, le Mexique, l’Angleterre et la Belgique ; il a aménagé les appartements privés de la princesse de La Tour d’Auvergne au Château de Gros-Bois et les bureaux personnels de Jeanne Lanvin à Paris

FLOOR LAMP, 1932

Gaboon ebony veneer,
oxidised brass, white lacquer

H 178 cm
H 70 inches

ARMCHAIRS

Set of four walnut armchairs

Varnished walnut armchairs with
flared sculptured backs and shaped
armrests, resting on four legs.

H 85 x W 56 x D 56 cm
H 33,5 x W 22 x D 22 inches

BAR

Mahogany bar with a drop
front and two doors

Signed at the back

H 132 x W 90 x D 35 cm
H 52 x W 35 x D 14 in.

SIDEBOARD

Six doors sycamore and blond copper
sideboard encircled by a blond
brass stick with hollowness feet
underlined with patinated bronze.

H 119 x 216 x 41 cm
H 47 ¼ x 85 x 15 ¾ in.

DESK

Palm veneer, oxidized brass legs

H 75 x 130 x 70 cm
H 29½ x 51¼ x 27½ in.

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